Un exercice militaire auquel participent 77 centres de commande américains et japonais. Baptisé Resilient Shield 2021, il s’agit d’une simulation informatique de batailles navales qui se déroule du 22 au 26 février. Le but ? Tester la coordination des armées nippones et américaines dans l’océan Pacifique face aux flottes de la Corée du Nord et de la Chine. Ces essais virtuels mettent particulièrement à l’épreuve les capacités défensives du Japon et des États-Unis.

Selon l’US Navy, les marines japonaises et américaines doivent montrer qu’elles peuvent détecter et arrêter efficacement des missiles balistiques envoyés depuis l’océan Pacifique. Elles doivent aussi faire leurs preuves dans la lutte anti-sous-marine et anti-navires. Cet exercice militaire a lieu quelques jours après l’incursion de bâtiments chinois dans les eaux territoriales nippones au large des îles Senkaku (appelées aussi Diaoyu en mandarin). Cet archipel de huit îlots est administré par le Japon mais il est aussi revendiqué par la République populaire et par Taïwan. De nombreux incidents, démonstrations nationalistes et manifestations se produisent près de ces îles chaque année, ce qui a encouragé le pays du soleil levant à renforcer sa marine de guerre.

Washington et Tokyo ne compte pas se limiter à l’exercice virtuel Resilient Shield pour montrer leur détermination face au gouvernement de Xi Jinping. En mai 2021, le Japon, les États-Unis, mais aussi la France, participeront à des entraînements militaires cette fois-ci bien réels en mer de Chine méridionale. Cette région de l’océan Pacifique – revendiquée dans son intégralité par la République populaire – est hautement stratégique, notamment sur le plan commercial. En effet, chaque année, les porte-conteneurs transportent l’équivalent de 5.000 milliards de marchandises en passant dans cette zone.

Selon le quotidien japonais Sankei, les flottes françaises, américaines et japonaises s’entraîneront pour faciliter la coopération et l’organisation entre les officiers de ces différents navires de guerre. En outre, l’administration du nouveau président américain Joe Biden veut prouver “qu’elle apporte une forme de stabilité dans la région en veillant à ce que la liberté de navigation soit bien respectée”. De son côté l’amiral français Pierre Vandier, a confié au Sankei que la présence de la marine nationale en mer de Chine méridionale “renforce les liens entre la France et le Japon face à la puissance chinoise”.

Une démonstration de force qui n’a pas l’air d’inquiéter le gouvernement de Xi Jinping. La République populaire a érigé une nouvelle loi qui autorise les garde-côtes chinois à utiliser leurs armes contre des bateaux étrangers qui circuleraient dans les eaux territoriales chinoises. Pour Pékin, les îles japonaises Senkaku, mais aussi la mer de Chine méridionale, en font partie.

(Source : capital)